Haine de toi qui bats ta femme,
Qui la tortures,
Et ensuite la répudies avec « ses » vos enfants.
Haine ! Oui haine !
De toi qui baisse ton pantalon
Devant cette fille au cou long.
Pédophile, haï par ma race,
Rapace, vorace, juste cocasse.
Haine ! J’appelle ma haine
Contre toi qui, sur mon peuple fâché, dégaines.
Oh haine de l’esclave ! Des dociles opprimés !
De toi qui, dans ton salon, médit de ma face
Insaisissable biface.
Haine, mon cœur en haine
Contre toute cette peine
Pour des moments obscènes
Haine de ce peuple virile
Qui fantasme sur une star vile.
Haï sois tu !
Toi qui sur la souffrance des autres s’est tu.
Haine de l’affamé, de l’opprimé
Contre toute cette rage comprimée ;
Contre le gargantua des miettes du peuple
Contre ces cellules que des innocents peuplent.
Haine du peuple de Guinée
Contre ces tueries que tu suis au diner.
Oh désespoir de race haïtienne
Césaire, Louverture, Déesse païenne.
Ma haine est pet de putois
Contre ces élections toujours décriées sur les toits.
Pauvre de moi et de ma race !
Violence ignorante et merdique
Dans notre espace politique,
Alors que le meilleur gagnera
Et le peuple vivra !
Maudit soit tout cet argent amassé
Et qui ne sert à aucune âme fracassé.
Dans cette vie fraîcheur
Dans l’autre chaleur
Le jour, voilée
La nuit, dévoilée
A la mosquée sous le soleil,
Dans les bars sous la lune merveille,
Voilé dévoilé, apparent caché
Gentil méchant, pauvre riche
Mën thiou ! Mën Thia !!!
Haine de ce continent désuni
Et que tout uni.
Peur d’être ensemble
Ou honte d’être semblable.
Ma haine insatiable…
Par Souleymane Ly, julesly10@yahoo.fr